Interview d’Alex Réard : Vegas, vacances, Barcelone et la suite.

Publié le 13.09.2018 à 18:08 Par Tommy Mandel

Alex Réard - Team Pro Unibet.fr
- Gains Live : 1.800.000$
- Classement GPI : 52ème
- Classement GPI France : 3ème

Performances notables :
- 16ème du 10.000$ WSOP Main Event 2017 pour 340.000$
- 3ème du 10.300€ EPT Deauville High Roller 2013 pour 105.700€
- Runner-up du 2500€ WSOP-C Clichy High Roller 2017 pour 95.750€
- Vainqueur du 3000€ ACF Main Event Hold'Em Series 2012 pour 67.540€
- Runner-up du 1500€ WiPT High Roller 2017 pour 69.800€
- Vainqueur du 550€ BPT Enghien Main Event 2014 pour 53.300€
- 92ème du 10.000$ WSOP Main Event 2018 pour 66.330$
- Vainqueur du 400€ Monster Stack WiPT 2018 pour 50.000€
- 17ème du 10.300€ EPT High Roller Barcelone 2017 pour 49.150€
- Vainqueur de l’UDSO La Grande Motte 2016 pour 40.065€
- Vainqueur de l’UDSO St-Amand 2016 pour 34.100€





Cet été, tu as fait ton Vegas le plus long de ta carrière. Avec un peu de recul aujourd’hui, quel bilan en tires-tu ? Que changeras-tu et/ou garderas-tu pour l’année prochaine que ce soit dans ton programme, dans ta préparation ou dans ta logistique ?
Oui. Cette année, j'avais décidé d'aller à Las Vegas dès le début des WSOP [1 semaine après en réalité]. Je pense que c'est une très bonne chose, on peut ainsi s'acclimater au décalage horaire tranquillement, jouer les tournois sereinement sans être "pressé" et prendre le temps de profiter de la ville (restos,spectacles...). A Vegas, il est très important de gérer son temps pour ne pas tomber dans ses excès, car en cas de bad-run, cela peut vraiment devenir un enfer.
Pour l'année prochaine je pense effectuer approximativement la même chose : un bon vol, une belle villa entre amis et un programme modulable mais défini. J'espère même peut-être pouvoir y aller encore plus tôt.
Mon bilan poker à Vegas est plus que satisfaisant avec un retour financier plus que positif. Mais en tant que compétiteur que je suis, j’espérais mieux. J’avais vraiment à cœur de faire une table finale sur ces WSOP. Ca ne sera pas pour 2018 mais j’espère bien revenir plus fort en 2019.



Tu as ensuite enchaîné avec Lille puis avec tes vacances. Est-ce que tu en a profité pour mettre totalement le poker de côté ou tu a pris un peu de temps pour y réfléchir, pour te remettre en question ? Si oui, dans quels domaines ?
Je suis allé à Lille pour le Platinium Pass qui m'aurait permis de jouer le 25.000$ des Bahamas [+5000$ de frais] qui s'annonce énorme.
Sinon oui, pendant les vacances j'ai totalement coupé en partant avec des amis d'enfance qui ne sont pas dans le poker. Ca fait beaucoup de bien et ça recharge les batteries pour tenter de finir l'année de la meilleure des manières.
J'avais pas mal travaillé l'an dernier mais pas assez cette année. Le mois de janvier est le mois où je prépare mon année : je définis mes objectifs et mets en place le nécessaire pour tenter d'y arriver. En septembre, je fais un point sur les avancés de ceux-ci et en redétermine de nouveaux pour rebooster ma fin d'année. Sinon, j'échange énormément avec les autres joueurs, je travaille aussi l'aspect technique avec, par exemple, des reviews de sessions. J'ai également pris un coach sportif personnel et amélioré mon hygiène de vie (notamment arrêt de la cigarette depuis presque un an). Les festivals sont très épuisants tant physiquement que moralement. Il est nécessaire d'être "en forme" pour être compétitif.



L’EPT Barcelone vient à peine de se terminer. Quel bilan en tires-tu ?
Après mes vacances, je suis effectivement allé EPT Barcelone avec beaucoup d'envie et de détermination. Le bilan financier sur cet EPT est également positif [117ème de l’EPT National et 39ème du Main Event].



Après avoir cash l’EPT Deauville en 2013 puis Prague et Monte Carlo en 2015, tu viens d’ITM Barcelone et cette 39ème place est ton meilleur résultat en EPT. Trouves-tu que ces EPT sont plus difficiles que les autres tournois ou est-ce juste une question de timing et/ou volume pour encore mieux faire ?
Avec les re-entry, les EPT deviennent forcément plus difficiles puisque les meilleurs joueurs peuvent avoir une chance supplémentaire de gagner ce tournoi.
Il est vrai que j'ai de bons ratios sur ces High Roller, je les prends vraiment très à cœur et je suis très très concentré. C'est vraiment un plaisir et une chance de pouvoir jouer de tels tournois.



A table, tu sembles toujours n’avoir peur de personne. Est-ce la vérité ou est-ce qu’il y a quand même des joueurs que tu évites à tout prix ?
Non, c'est vrai que je n'ai pas peur de grand monde [rires]. Mais il est évident que sur des tournois tels que les EPT ou ses High Roller, le seatdraw est primordial.



Depuis que tu es sponsorisé (depuis novembre 2017), est-ce que tu ressens plus de pression ou au contraire libéré d’un poids lorsque tu te rends sur un festival ?
Un peu des deux. Le fait de ne pas payer une partie de ces buy-in est un vrai plus financièrement et ça me permet de m'organiser plus facilement. Après, on représente une marque, on est plus médiatisé. Chaque coup est diagnostiqué, critiqué (positivement ou négativement), notre comportement peut l'être aussi. Tout ça rajoute une pression supplémentaire mais ça reste une pression positive. Personnellement, ça me pousse vers le haut.



Quel est ton programme pour le reste de l'année ?
Alors septembre, online et travail technique (sûrement sur les solver). Ensuite pour le live, bien évidemment les UDSO [Cannes le 27/09 et La Grande Motte le 30/10]. C'est toujours un plaisir de jouer ces tournois dans lesquels la structure est top et le field convivial. J'y vais vraiment avec le sourire. J'irai aussi à Dublin pour l'Unibet Open [21 novembre] où j'espère réaliser une grosse performance, ça me tient à cœur. Sinon, je pense faire l'APO 2500 qui reste le plus gros buy-in sur le territoire français. Peut-être aussi le Main Event des WSOP-E à Rozvadov et bien sûr le festival EPT de Prague qui est l’une de mes destinations favorites. En parallèle, sport et alimentation équilibrée pour me permettre d'être dans les meilleures conditions pour terminer l'année.